Église de Boucey (Saint-Pierre)

Boucey – ADA VI (Archives ecclésiastiques de Coutances)

Visite épiscopale de Mgr Durand de Missy le 4 juillet 1750

Église Saint-Pierre de Boucey (Pontorson) - Yohan DAUPHIN

Ledit jour à trois heures après midi, nous avons visité l’église de Boucey, où nous avons été reçu avec les cérémonies ordinaires par Me Noël Joyce, curé, Me Antoine de la Rüe, Vicaire, et Me Gilles Le Tore, confesseur, après avoir donné au peuple assemblé pour notre visite la bénédiction du saint Sacrement avec le saint ciboire qui est en bon état, ainsi que le haut du soleil et la custode; nous avons visité les ornemens et vases sacrés, nous avons ordonné qu’il sera fourni des vases pour les saintes huiles pour les infirmes pour Pâque prochain. Nous avons interdit une ancienne étole qui servait autrefois pour les baptêmes; nous avons aussi interdit deux anciennes étolles. Nous avons aussi interdit un devant d’autel blanc. Les livres sont à l’usage de notre diocèze excepté le missel que le sieur curé prendra dans six semaines de ce jour. Il y a deux calices en bon état et du linge suffisamment. Le revenu du trésor est de quarante cinq livres. Les papiers sont en ordre. Le revenu des fondations est de trois cents livres; elles sont bien acquitées et dûment annoncées. Les comptes sont tous rendus. Les fonts sont en bon état; il faudra mettre un pavillon dessus. Les deux confessionnaux sont en bon état et l’autel de saint Jacques. On travaille au chœur de l’église qui sera fait de neuf.

L’église est dédiée à saint Pierre; les religieux du Mont Saint-Michel nomment au bénéfice. Par une transaction passée le mois d’avril 1749 avec M. de Broglie abbé, ils sont gros décimateurs et jouissent des deux tiers et demi des grosses dîmes et de celles qui sont dues au prieuré de saint Nicolas de Pontorson. Le chapître de notre cathédrale jouit du sixième des dîmes. Le cimetière sera clos après le baptiment (?) du chœur. Nous avons défendu d’inhumer dans le sillon de la procession et à l’entrée de la principale porte de l’église et ordonné qu’on n’enterre qu’à trois pieds de distance des murs de ladite église.

Boucey – Dossier paroissial DP 65 (Archives ecclésiastiques de Coutances)

Eglise construite au XVIe siècle. La nef a été refaite en 1675 et le chœur en 1730. Dans la nef, deux pierres funéraires recouvrent chacune deux époux, tous deux de la même famille : Julien Escalot et Suzanne (1559) d’un côté, et Jean Escalot et Anne de l’autre (1636).

L’autre dalle placée tout à côté, est la sépulture de maître Geslin, curé de Boucey (1775). Au pied de la vieille croix du cimetière se trouve la tombe de Masselin, doyen rural (1739). Dans le chœur se trouvait l’écusson des Langeron, qui a été mutilé à la Révolution et n’est plus qu’une pierre.

Notes d’histoire paroissiale d’après  les historiens qui ont écrit sur l’ancien diocèse d’Avranches, d’après les manuscrits et surtout les archives de la fabrique et celles de la mairie :

Note écrite de la main de M. Geslin à propos des réparations de l’église entre 1750 et 1763 :

Urgent et nécessaire de faire réparer le pignon du chœur de l’église, ainsi que les murs de la sacristie. Il est proposé de démolir le pignon, d’allonger les côtières, de percer des fenêtres et de les vitrer.

Le 25 septembre 1763, la nef menace ruine, plusieurs ornements sont défectueux. La nef manquant de couverture, il tombe de l’eau sur la chaire. Il est demandé au curé de l’époque, Mr Geslin, d’avancer les frais des travaux, la commune ayant des dettes.

On s’engage en outre à couper un trait et poinçon qui est vis à vis du crucifix, entendue qu’il en ôte la vue, et qu’une vieille chape jaune qui n’est pas d’une couleur convenable et qui est inutile étant donné qu’on en a trois neuves, soit mise à disposition pour avoir un dais teint à fleurs, et que les pentes de l’ancien dais soient teintes en rouge pour en faire le ciel, la toile du ciel n’étant pas décente, et que trois chasubles anciennes soient démontées et que du bougran soit recollé, premièrement à la chasuble de damas rouge, il y faut une croix et un galon convenable ; que la chasuble de damas blanc tachée en plusieurs endroits et remplies de pièces d’autres étofes, soit reblanchie et garnie à neuf pour servir aux fêtes de la sainte Vierge ; que la dernière chasuble blanche à fleurs rouges soit teinte en violet pour le service des dimanches. Manquant de fonds nécessaires à ces réparations, il est suggéré de vendre la croix qui est en partie en argent et partie en cuivre et dont plusieurs morceaux se détachent, tant à la poignée qu’au globe et que l’image de la Vierge est presque déclouée, pour la remplacer par une croix en cuivre et d’utiliser le reste du bénéfice de cette vente pour la réparation des ornements, pour l’achat d’un dais et d’une des deux clochettes de procession, les anciennes étant hors d’état de servir.

Facture du Sieur Jean-Baptiste Georget pour l’achat d’un grand Christ, en date du 11 août 1762. Facture de M. Saigner doreur, pour la dorure de l’image de saint Paul patron collatéral, en date du 28 octobre 1762.

Le 9 août 1764 : délibération à propos d’une proposition du curé d’avancer les fonds nécessaires au percement de deux fenêtres, l’une du côté nord, l’autre du côté sud et de les faire vitrer. La délibération aboutit à un accord. Le curé propose également de fournir les bancelles pour la nef et il obtient l’accord pour acheter  deux tuniques pour compléter l’ornement noir. Il doit être fait, aux frais du trésor, une nouvelle chaire pour remplacer celle qui est en place. ; on doit faire faire une boîte pour y ranger la bannière, raccommoder les confessionnaux et acheter un grand Rituel.

Monsieur Guillaume Brochet se propose pour les travaux de percement des deux fenêtres, « lesquelles vitres seront de la même hauteur et largeur que les deux autres qui sont proche l’autel de la Sainte Vierge et celui de Saint Jacques ». Le vitrail doit être à losange. Marché est passé avec lui.

Délibération à propos de la réparation et décoration des deux chapelles de la sainte Vierge et de saint Jacques, « seuls ouvrages qui restent actuellement à faire à l’église pour son accomplissement afin qu’elle soit uniforme autant qu’elle peut l’être ». Le curé est d’accord pour avancer les frais et faire faire à ses frais une statue de saint Roch accompagné de son chien pour placer au côté droit de la chapelle saint Jacques. En contrepartie, le curé leur demande de consentir à ce que son corps soit inhumé devant ledit autel de la sainte Vierge. Le curé s’engage donc à faire les réparations à la contretable ou autel de la sainte Vierge et de la faire dorer, ainsi que de faire faire la statue de saint Roch, faire effectuer les réparations nécessaires à l’autel de saint Jacques. Le curé propose en plus de substituer à ses frais six chandeliers qui sont au grand autel au lieu et place des six petits qui y sont actuellement, afin que ceux-ci puissent servir à la décoration des autels de la sainte Vierge et de saint Jacques. Le conseil est d’accord pour le requête du curé concernant l’inhumation de son corps.

1762 – Mémoire de ce qui a été fait à l’église :

En 1762, Gilles Le Tort donna cinq cent livres pour l’achat de la croix d’argent qui est actuellement à l’église. La même année, le Sr Geslin acheta le grand Christ qui est actuellement à l’église, qui coûta 24 livres, suivant quittance de Mr J.B. Gorges, en date du 10 août. Un piédestal pour mettre proche du grand autel, qui coûta 4 livres, pour mettre la croix d’argent.

Le Sr Geslin, curé, en 1762, paya 20 livres pour la dorure de la coupe et patenne du calice, suivant quittance à Rennes de M. Foucqué, orfèvre, 30 août 1762.

Le Sr curé en 1762 paya 42 livres pour la peinture, dorure et frais de voyage de la figure représentant S. Paul, sur quittance de Facquer, doreur de Rennes, 28 octobre 1762.

1763 Achat par Mr Geslin d’un drap mortuaire à Françoise Allain d’Avranches. Achat aussi d’un devant d’autel noir.

1764 paiement à Jean Guillaume Letempleir et fils, pour la couverture de la nef.

Achat d’un dais par le Sr Geslin. Paiement pour la réparation de la chasuble rouge (teinture, galon, dentelle et autres réparations), et de la chasuble violette, de la blanche en damas (croix et manipule). Teinture, galon, frange et doublure, croix et réparations à la chasuble du triomphan noir.

1765 Le Sr Geslin, curé paie Mr Guillaume Brocher, maître maçon de la paroisse de Saint Jean du Gast, pour les deux grandes vitres qui sont au bas de la nef et pour avoir démonté et replacé la croix du cimetière.

Paiement effectué à Jacques Lefranc, vitrier à Pontorson pour les réparations nécessaires aux anciennes vitres qui sont au bas de la nef. Achat d’un grand Rituel.

1767 Paiement à Mr François Manet, menuisier à Pontorson, pour avoir fait la chaire à prêcher, vu que la chaire à prêcher qui avait été faite en 1722 n’était propre ni décente, pour avoir fait une boîte pour la bannière et avoir effectué des réparations aux confessionnaux.

Paiement au Sieur Besnon de Villedieu pour la teinture, galon et autres réparations de la bannière.

Paiement à Jean Palix pour deux chandeliers girandoles.

Remplacement de deux bancelles qui sont du côté droit et du côté gauche, au haut de la nef.

Paiement à Mr Gérard fils, orfèvre à Avranches pour le vase d’argent pour les Saintes Huiles de l’extrême onction.

Paiement à Henri Charnel maître menuisier à Pontorson pour la table de l’autel Saint Roch, diverses réparations et sculptures à cet autel avant d’y placer la dorure et les couleurs nécesaires.

Paiement à M. Pichon, doreur pour la peinture et la dorure de l’autel saint Roch et pour la carnation et la dorure de la figure représentant saint Jacques, ainsi que pour la carnation du grand Christ au milieu de l’église. Paiement au même pour peinture et dorure de l’autel et du retable de l’autel de la Vierge.

Paiement à Mr Le Bizot, Sr de la Fontaine, maître sculpteur statuaire à Entrain, pour la façon, fourniture de la figure de saint Roch et d’un saint Esprit qui est placé au dais de la chaire à prêcher.

Paiement pour deux chandeliers girandoles pour l’autel de la Vierge.

Jean Geslin décède le 23 novembre 1779, à l’âge de 64 ans et est inhumé dès le lendemain au pied de l’autel de la Vierge, comme il l’avait souhaité.

D’après une note écrite sur les Registres par son vicaire M. Desplanches, il aurait également fait faire « l’arcade, la gloire et les accompagnements qui sont au haut du chœur , à faire tout dorer, repasser les statues à ses frais, à fournir et donner les six chandeliers du chœur, le pied du soleil, aussi à ses frais (…) ».

Boucey – Dossier paroissial DP 65 (Archives ecclésiastiques de Coutances)

Notes d’histoire paroissiale d’après les historiens qui ont écrit sur l’ancien diocèse d’Avranches, d’après les manuscrits et surtout les archives de la fabrique et celles de la mairie.

Notes d’histoire paroissiale II :

Histoire religieuse entre 1789 et 1801 : M. P. F. Outrequin est curé de Boucey. M. François Laurent Burdelot lui succède.

L’église ne fut pas dévastée. Les statues furent montées dans le clocher, exceptée celle de la sainte Vierge, qui resta dessus et reçut plusieurs coups de sabre et de pied de la part des révolutionnaires. On enleva une des cloches. Les vêtements sacerdotaux furent cachés par le custos, Jean Michelet et Jeanne Robert. Un calice, un ciboire, les vases des saintes huiles pour le baptême et l’extrême onction furent aussi cachés.

On dit que la Croix du Fléchet fut brisée par les révolutionnaires de Pontorson.

Entre 1801 et 1807 : MOutrequin revenu d’exil, trop malade décide d’abandonner sa cure. Il est remplacé provisoirement par Mr Gilles Leroy, puis à partir de 1805, Mr Jacques Besnard.

Par les soins de Mr Besnard, les statues furent remises à leur place, les vêtements furent rendus, ainsi que les vases sacrés.

Entre 1807 et 1862 : Sans doute l’église était pourvue misérablement d’ornements anciens, de vases sacrés, d’un calice qui existe encore, d’un ostensoir, d’un ciboire, d’une croix de procession, de vases pour les saintes huiles en argent, de livres échappés à la main des révolutionnaires ; les autels étaient garnis de chandeliers de bois. Il y en a qui pensent que le retable assez remarquable, style Louis XIV, de l’autel principal de la vieille église, et maintenant placé provisoirement dans la chapelle du côté de l’Evangile, provenait de la circata de l’église cathédrale d’Avranches. Ce qui porterait à le croire, c’est que le tabernacle a deux compartiments : l’un pour le saint ciboire et l’autre pour l’ostensoir, et que la sculpture a du mérite. Deux statues en terre cuite assez remarquables, l’une de saint Pierre et l’autre de la sainte Vierge, du même style et de la même époque, purent être conservées et remises à leur place.

Décès de Mr Besnard en 1813 . Eut pour successeur M. François Pierre Oury. Celui-ci loue les bancs et achète une statue de saint Jean en plâtre qu’il place au maître-autel pour faire le pendant de celle de saint Jacques. Fait faire des travaux aux presbytère.

En 1820, placement de la Croix du Fléchet par un M. Huet.

Mr Oury changea la croix de procession dont on disait qu’elle était ornée de médaillons et enrichie de pierreries, pour une autre. Achat de plusieurs chapes, d’une étole pastorale et d’un dais. Décès de M. Oury en 1849. Eut pour successeur M. Pierre Poupinet.

Sous M. Oury, achat de deux belles chasubles, trois belles chapes, une chape violette, un ornement noir et plusieurs belles étoles pastorales.

MPoupinet fit remplacer les fonts baptismaux en pierre par ceux en marbre. Achat de trois chapes noires et d’un drap mortuaire. Achat d’une bannière. Ostensoir fut remplacé par un en cuivre et sans caractère.

Décès de M. Poupinet en 1856. Lui succède M. Genson.

En 1859 pose de la première pierre d’une nouvelle tour.

Signé J.P. Quesnel, curé de Boucey.

Boucey – AD 300 J 290 / 1

Boîte 1 : Registre des délibérations de la fabrique de 1823 à 1886

29 août 1830, la fabrique autorise Mr Oury, curé de Boucey à acheter trois chapes « en dauphinne croisée dont les orfrois sont en dauphine croisée à corbeilles et le tout en dauphinne aussi croisée à pavots (…) » Elles ont été achetées chez Mr Villete Guillemon marchand d’ornements d’église à Villedieu.

29 avril 1832 : délibération relative à des réparations à la couverture de l’église.

Procès-verbal du mobilier de l’église, dressé le 5 juillet 1835 :

  • Trois chappes neuves en dauphine croisée achettés à Villedieu en 1826
  • Trois chappes noires dont deux de nulle valeur
  • Deux chappes satin fond blanc de nulle valeur
  • Un chasuble noir et deux tuniques noir en passable valeur
  • Un chasuble fond rouge en satin, raccommodée
  • Deux tuniques rouges en laine assez fraîches
  • Deux chasubles vertes en laine, une pour les dimanches et l’autre pour les fériers, mi usé
  • Un chasuble violé, mi usé
  • Un chasuble fond blanc satin, usé
  • (…)
  • Une croix de procession argentée aussi bien que les bâton
  • Six chandeliers et une croix d’exposition en cuivre tous neufs
  • Des chandeliers en bois aux deux chapelles
  • Une lampe argentée dans le chœur
  • Un bénitier en cuivre, et un goupion en cuivre
  • Les vases ou empoulles pour le baptême
  • Le petit vase pour huiles saintes des infirmes en argent
  • Un calice en argent, et un vase en plomb ou étain pour l’eau des baptêmes
  • Un soleil ou ostensoir, la gloire en argent et le pied seulement argenté

Séance du 25 septembre 1830 : autorisant MOury, curé à acheter deux paires de chandeliers et une croix d’exposition, le tout solidement argenté, de Mr Choisetat Gallien, fabricant de bronze pour les églises et de vases sacrés, rue du pot de fer n° 8 à Paris. Les objets sont placés à l’autel de la Ste Vierge.

Copie d’une lettre signée Oury , du 8 mars 1837 :

Monsieur et cher confrère,

Je vous prie de bien me faire faire chez votre correspondance à Paris un chasuble dans le prix de 137 f. et dont voici les conditions pour ? ? :

  • Qu’il soit de toutes couleurs, mais fond rouge
  • Que l’etoffe en soit de forte durée telle que la dauphinne, gros velours, damas, et non en satin
  • Que cette chasuble soit de la même etoffe, tant la croix que l’orfroi, ou alentour de la croix ; bref que la croix ne se fasse distinguer, démarquer que par le galon
  • Que les gallons et la frange soyant beaux et bons
  • Que la doublure ou bougrain soit rouge, belle et solide
  • Qu’il y ait etolle, manipule, bourse, voile et pale, bien entendu
  • Que le voile soit double de même etoffe que le chasuble, qu’il y ait une belle croix de malte dessus, et une belle dentelle, dentelle solide sur les bords de ce voile
  • Que le tout soit bien fait, confectionné bien solidement cousu, et dans le goût moderne de Paris

(…) Je voudrais ce chasuble arrivé chez moi à Boucey pour l’ascencion.

Copie de facture du 4 avril 1837 :

Facture pour le chasuble rue du pot de fer St Sulpice n° 4 à Paris, vis à vis le portail de l’église (ci-devant rue des noyers), Biais aîné, chasublier, brodeur, fabricant d’ornements d’église (dépôts d’étoffes brochées et unies de Lion, broderies, galons ( ?)

Du 6 avril 1837, vendu à Mr l’abbé Vivien à Avranches n° 72, 1 chasuble dauphine cramoisi, croix gros de tours, fond cramoisi et Géhova, gloire or, galon sistême ( ?), or faux et soie 1ère qualité, doublure de peraline et bougrain en soye (…) 137,50 f.

Séance du 20 mai 1837 : commande d’un dais en velours cramoisi sans être piqué ; le ciel et les pentes doublées comme la dais de velours en cramoisi avec un Saint –Esprit au milieu du ciel du dais ; le dessus de la (blanc) carrée, du ciel sera en toille de façon blanche, forte, fine, et non comme celle de coton de MAnquetil, qui me parut trop clair mercredi dernier chez lui à Avranches. (Commandé à Mr Anquetil ornementier à Avranches).

En 1838 : réparations à la couverture de l’église.

26 8bre 1839 confection d’une pierre sacrée pour l’autel de la Ste Vierge.

14 avril 1844 : encore des travaux de couverture, ainsi que :

  • Faire faire des stalles neuves semblables à celles de Vessey par le même ouvrier des fonts en marbre pareils à ceux d’Aucey et par les mêmes ouvriers.

3 août 1844 : achat d’ornements, chez Biais à Paris :

  • Une chasuble en mare d’or fin, avec croix en drap d’or, brochée, riche soye et or fin, systême galon, or faux, mais première qualité sur soye avec un saint esprit, argent fin, pour prix de deux cents dix francs.
  • Une deuxième chasuble, dams cramoisi, broché tout or, la croix brochée tout or fin, galon or faux, 1ère qualité sur soye, comme la précédente chasuble (…).
  • Une chasuble violette, en damas, toute soye, croix de damas broché, or fin, gallon comme celui des deux autres, grand système comme deux autres (…).
  • Une chasuble damas blanc, brochée or fin et soye, croix damas broché, soye et or, bien joli dessein, galon franges et système comme deux autres (…).
  • Une etolle pastorale, drap d’or brochéé, or et soye, doublure de soye rouge, cordon et frange, or mi-fin (…).
  • Une garniture pour le grand autel de l’église de Boucey, cinq mètres de longueur, tulles brodé et joli dessein, et hauteur de 33 centimètres (…).
  • Une garniture pour l’autel de la Vierge, 4 mètres de même tulle que celui du grand autel, mais à dessein différent (…).

Achat d’une garniture du grand autel de Boucey, c’est-à-dire de six chandeliers et d’une croix d’exposition en proportions argentés, fait à Villedieu le 20 août 1844, faits par Jean Baptiste Gilles Chaline ( ?) Bidet, cizeleur (…) Les trois faces du pied auront trois bas-reliefs différents, savoir une Vierge, un agneau et un saint-esprit, deux chérubins à la tête de la pate dans un nuage, le chapiteau de la tige sera triangulaire de l’ordre ionique, ciseler à relief dans toutes les parties solidement argenter à l’argent mate (…).

Le 20 août 1844 : donné à Mr Lambert de Villedieu, la lampe de l’église de Boucey à argenter solidement, y mettre des chaines neuves à l’ozange plus longues que les anciennes, un anneau au bas, un plateau de fer blanc concave et un verre (..).

De plus le dit Lambert fera au dit curé un bénitier tout neuf, modèle riche, solidement argenté (…), encore par le dit Lambert qui argentera aussi solidement le goupillon de l’église de Boucey (…).

En 1850, ce n’est plus Mr Oury qui est curé de Boucey, mais Monsieur Poupinet. Puis en 1857, Monsieur A ( ?) Lanson. En 1862, MJacques-Paul Quesnel lui succède.

En 1864 : projet de reconstruction de l’église.

Bénédiction de la première pierre de la nouvelle église, le 11 juin 1865 en présence de Mr Théberge, l’architecte. 9 juillet 1868 : consécration de la nouvelle église.

1874 : des travaux de pavage deviennent urgents (odeurs désagréables qui remontent depuis les tombes, nuisances pour le mobilier, en hiver ; en été, problèmes de poussière qui salit notamment l’autel neuf du chœur , les statues neuves nouvellement placées). Des nouveaux bancs s’avèrent également nécessaires.

En 1876, Mr l’abbé Gohin devient curé de Boucey.

Le 22 septembre 1884 : il n’y pas encore au chœur aucune stalle ni aucun siège établi ; l’ameublement de la sacristie n’est pas complètement terminé et les ornements sont ordinairement déposés dans le chœur.

8 février 1885 : dégâts importants à la suite d’une tempête.

Bénédiction des cloches le 5 avril 1891.

Le 18 décembre 1892, Monsieur Pierre Jean-Louis Lambert devient curé de Boucey. Ernest François Coquoin le remplace le 15 novembre 1902. Le 6 décembre 1908, Emile Gabriel Marie Lecharpentier lui succède. Puis M. Herpin, en 1913. Monsieur R. Ledo lui succède en 1936

Boucey – AD 300 J 290 / 1

Le 18 décembre 1892, Monsieur Pierre Jean-Louis Lambert devient curé de Boucey. Ernest François Coquoin le remplace le 15 novembre 1902. Le 6 décembre 1908, Emile Gabriel Marie Lecharpentier lui succède. Puis M. Herpin, en 1913. Monsieur R. Ledo lui succède en 1936.

1936 : travaux urgents effectués à l’église : autels, chaire, confessionnal, mobilier de sacristie furent nettoyés.

1937 : quête pour l’achat d’un autel en marbre blanc (commandé chez Houssard à Avranches).

Restauration des bancs et des lambris.

Notes : Les reliques enfermées dans les tombeaux des autels consacrés sont celles de St Clair et de SFélix. Un fragment du vêtement du Bienheureux Chapdelaine est également joint aux reliques. Un Indulgent de Rome en date du 10 avril 1938 autorise la Consécration d’un autel en l’honneur du Bienheureux. Refusée, puis accordée après instance de Mgr de Coutances, cette faveur permit la Consécration des deux autels.

Décembre 1938 : tempête, à la suite de laquelle plusieurs vitraux sont brisés et jugés impossibles à réparer. Marché passé avec Rault.

En 1954, installation de Mr l’abbé Poisson.

Ivonne PAPIN-DRASTIK et Elisabeth RAFFRAY (Ardevon) / C.A.O.A. Manche / Juin-septembre 2002 (http://objet.art.manche.fr/)

  • Visite épiscopale de Mgr Durand de Missy – archives diocésaines –ADA VI – BOUCEY – 4 juillet 1750.
  • Dossier paroissial DP 65 (AEC, Coutances) : Notes d’histoire paroissiale d’après  les historiens qui ont écrit sur l’ancien diocèse d’Avranches, d’après les manuscrits et surtout les archives de la fabrique et celles de la mairie.
  • BOUCEY – ADM 300 J 290 / 1 (Boîte 1 : Registre des délibérations de la fabrique de 1823 à 1886).
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